Le Grand Orient en 7 points

Une Obédience maçonnique au XXI° siècle:

Le Grand Orient de France en 7 points

Qu’est-ce que la démarche maçonnique ?

« Si tu diffères de moi mon frère, loin de me léser, tu m’enrchis ». C’est par cette phrase inspirée d’Antoinede Saint-Exupéry qui n’était pas franc-maçon (in « Lettre à un otage »,1943), que le visiteur est accueilli dans les locaux du Grand Orient de France, 16 rue Cadet à Paris.
Et c’est bien là tout le sens de l’esprit maçonnique. S’enrichir de l’autre, de sa différence, c’est la route qui mène vers la connaissance, sans naïveté ni complaisance
Devenir franc-maçon au Grand Orient de France découle d’un choix personnel mûrement réfléchi. Les rituels, les mythes et les symboles de la franc-maçonnerie n’ont rien de désuets : ils constituent la dernière manifestation dans notre société techniciste et désenchantée d’une volonté de donner un sens au monde et à la vie, dans un cadre où la liberté absolue de conscience est essentielle.
Les francs-maçons du Grand Orient de France sont aussi des défenseurs intransigeants de l’idéal républicain. Ils ont adopté sa devise : Liberté - Egalité - Fraternité, sans oublier son corollaire, la Laïcité.
La loge est un lieu de réflexion, de questionnement et de débats, où le brassage des générations et la diversité sociale, spirituelle et politique créent une alchimie unique et bouillonnante.
« Apprendre sur soi , apprendre de l'autre et de sa différence, dans un idéal républicain »

Pourquoi devenir franc-maçon ?

Dans l’Article 1er de sa Constitution, le Grand Orient de France affirme : La Franc-Maçonnerie, institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, a pour objet la recherche de la vérité, l’étude de la morale et la pratique de la solidarité […] La franc-maçonnerie a pour principes la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi-même, la liberté absolue de conscience.
Considérant les conceptions métaphysiques comme étant du domaine exclusif de l’appréciation individuelle de ses membres, elle se refuse à toute affirmation dogmatique. Elle attache une importance fondamentale à la laïcité. […]
Tout est dit !
L'initiation

La franc-maçonnerie présente une dimension unique dans l’univers occidental : l’initiation.
Être initié, c’est entrer dans une fraternité, et c’est aussi s’engager sur une voie de progression personnelle grâce à un rituel et des symboles.
C’est par la mise en oeuvre de ces « outils » que le nouvel initié commence son travail maçonnique qui est essentiellement «travail sur soi» dans la plus totale liberté de conscience.

L’on entend parfois parler de «méthode maçonnique» : elle consiste dans le travail commun en loge, jamais achevé, et complété par la recherche individuelle qui est le propre du maçon. La lumière que recherche chaque maçon (au sens du XVIIIe siècle) éclaire son chemin et efface les conditionnements de la condition sociale : l’initiation et la pratique du rituel concourent ainsi à l’émancipation des individus.

«La franc-maçonnerie travaille à l’amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l’Humanité»

Ce qu’est réellement la franc-maçonnerie…

Une organisation ouverte

Devenir franc-maçon implique d’être coopté par les membres d’une Loge :un parcours difficile et long comprenant trois enquêtes et un vote qualifié. Pour la quitter, il suffit d’un courrier : tout l’inverse d’un mouvement sectaire où l’on entre aisément, dans lequel on abdique sa liberté et ses biens, et dont on sort rarement indemne.
L’adhésion à une loge du Grand Orient implique une cotisation annuelle ainsi que la participation à deux réunions mensuelles (appelées Tenues).
Certaines sectes empruntent des éléments à la maçonnerie pour se développer : elles n’ont rien à voir avec la franc-maçonnerie !

Un lieu de réflexion

La franc-maçonnerie offre des outils de recherche personnelle, philosophique, spirituelle… Elle n’est en aucun cas une « religion de substitution ».
Ses rituels, les légendes fondatrices de l’Ordre sont souvent d’origine biblique. Mais la franc-maçonnerie n’imite ni ne rejette les religions. Étant adogmatique et n’imposant aucune croyance en une transcendance, elle ne se situe pas sur le même plan : elle questionne l’Homme et lui propose de trouver en lui-même sa vérité. Au demeurant, nombre de membres du Grand Orient de France sont croyants et pratiquants, ce qui ne les empêche pas de défendre le corollaire de la liberté de conscience : la laïcité.

Un enjeu de liberté

Le Grand Orient de France se préoccupe des faits de société, mais jamais à travers un débat partisan. 
Qu’elle concerne les options politiques ou les croyances religieuses, la liberté de conscience est essentielle. En effet, la franc-maçonnerie a pour vocation de rassembler des hommes et des femmes d’opinions diverses : toutes les sensibilités y sont donc représentées, hormis celles contraires aux valeurs de la République.

Le GODF dans le paysage maçonnique

Avec plus de 240 ans, le Grand Orient de France est l’obédience la plus ancienne du paysage maçonnique de France (il a été fondé en 1773 dans la continuité de la première Grande Loge qui remonte à 1728), et la plus importante (plus de 50 000 membres regroupés dans près de 1 300 loges).
Les loges du Grand Orient de France offrent un large éventail de pratiques et de sujets d’étude : sujets prospectifs de société, réflexion sur le symbolisme, spiritualité… cette diversité est source
de richesse et d'échanges fructueux.
Le Grand Orient de France fonctionne sur un modèle démocratique. Ses loges sont souveraines. Les différentes
fonctions (Grand Maître, Conseillers de l’Ordre, Présidents des loges…) sont toutes électives et encadrées sur le plan
du cumul, du renouvellement et de la durée. Les loges sont représentées à l’Assemblée Générale (le Convent) selon le principe « Une loge, une voix ».
Différentes commissions permettent d’approfondir des domaines tels que la laïcité, la bioéthique ou le développement durable.
Le Grand Orient, c’est aussi…
  Des revues :
- Humanisme,
- La Chaîne d’Union,
- Chroniques d’Histoire Maçonnique.
Une Fondation d’utilité publique (www.fondation-godf.org).
Un Musée de la franc-maçonnerie est ouvert à tous au siège de l’Obédience (16 rue Cadet - Paris 9e) pour une information historique sur trois siècles d’histoire de l’Ordre (www. museefm.org).
«Une obédience historique et démocratique»

Un peu d’histoire…

L’histoire de la Franc-maçonnerie est aussi riche que complexe. Si elle commence un 24 juin 1717 en Angleterre, par la réunion de 4 loges
londoniennes, il existe, semble-t-il, une proto-maçonnerie déjà bien implantée dans le naissant Royaume-Uni, ceci dès le milieu du XVIIe siècle.
C’est avec Saint-Thomas au Louis d’Argent, une loge parisienne créée en 1725 et qui réunit des exilés anglais jacobites, que la francmaçonnerie
s’implante en France.
Le duc de Montmorency-Luxembourg réorganise l’Ordre en profondeur en 1773. Sous la grande maîtrise de Louis-Philippe-Joseph d’Orléans
(Philippe Égalité), il devient le Grand Orient de France par une fusion très large de la première Grande Loge Nationale et de la Mère Loge Écossaise.
Première mesure notable : contrairement aux usages en vigueur à l’époque, la charge de Vénérable Maître de la Loge (président) n’est plus attribuée à vie et héréditairement transmissible comme l’étaient les charges d’Ancien régime, mais obtenue par une élection démocratique.
Le Grand Orient est né ! Il se dote d’un organe législatif démocratique (le mot, étonnant pour l’époque, est de Montmorency-Luxembourg) :
chaque loge est représentée par un délégué à l’Assemblée Générale annuelle, le Convent. Un dispositif véritablement révolutionnaire qui marque la séparation des pouvoirs (exécutif et législatif) et perdure depuis bientôt deux siècles et demi après avoir inspiré le modèle d’organisation politique de la République.
«Ancré dans la tradition et moderne dans son fonctionnement»


Le GODF aujourd’hui
«A la recherche d’un progrès qui profite à tous»

Les membres du Grand Orient de France sont les héritiers d’hommes et de femmes qui tous ont oeuvré à leur manière à la recherche du progrès
et à l’amélioration de l’Humanité : Voltaire, La Fayette, Garibaldi, Auguste Blanqui, Victor Schoelcher,l’émir Abd El-Kader, Louise Michel,
Bakounine, Jean Zay, Félix Eboué, Pierre Brossolette et tant d’autres…
C’est pourquoi, le Grand Orient de France est un défenseur vigilant des principes contenus dans sa devise qui est aussi celle de la République :
«Liberté, Égalité, Fraternité».
La Laïcité complète ces principes en offrant aux citoyens la liberté de conscience : croire ou ne pas croire !
Le Grand Orient de France est fortement attaché à la liberté absolue de conscience qui est garantie par la laïcité des institutions et il s’oppose
énergiquement au racisme, au fondamentalisme religieux et aux ennemis de la démocratie.
Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les adhérents du Grand Orient de France ont abordé des milliers de sujets, notamment pendant leurs travaux sur les questions posées à toutes les Loges chaque année. On peut citer par exemple :
le planning familial, la jeunesse, l’éducation nationale, la migration des travailleurs, la recherche d’une nouvelle morale, la paix dans le monde, l’aide et l’assistance, l’école laïque, la faim dans le monde, la démocratie, la différence, l’incivisme, la mondialisation, le partagedes richesses… Ces travaux sont
disponibles dans la synthèse annuelle des « Questions à l’Étude des Loges » éditée sous forme de recueil.